Gerard Butler - Angel Has Fallen

Night Has Fallen : Gerard Butler revient pour le chapitre 4

La franchise d’action « Fallen » se dote d’un quatrième opus via Night Has Fallen, toujours avec Gerard Butler dans ce qui s’avère être son rôle-titre le plus prolifique.

L’acteur Gerard Butler est confirmé pour revenir au casting du prochain épisode de ce que l’on pourrait officieusement surnommer la franchise « Fallen », dans le rôle de Mike Banning, un ancien Ranger des forces armées, reconverti en agent de protection du Secret Service des États-Unis d’Amérique. Une saga ayant commencé il y a plus de sept ans, avec Olympus Has Fallen / La Chute de la Maison Blanche (Antoine Fuqua, 2013), pour se poursuivre avec London Has Fallen / La Chute de Londres (Babak Najafi, 2016), avant de former une trilogie d’action avec Angel Has Fallen / La Chute du Président (Ric Roman Waugh, 2019). Trois films menés par Gerard Butler, Aaron Eckhart et Morgan Freeman, où l’agent Mike Banning est chargé de la protection du président américain contre des menaces terroristes.

Ce quatrième opus est scénarisé par Robert Kamen, déjà à l’oeuvre sur Angel Has Fallen mais aussi crédité sur des productions Europacorp (Taken, Le Transporteur, Colombiana). Ric Roman Waugh est désigné comme le metteur en scène, un poste qu’il avait déjà occupé sur le film précédent. L’équipe créative du troisième volume est donc de retour pour chapeauter le film suivant. La production est assurée par trois studios : Alan Siegel et Gerard Butler du côté de G-BASE, Heidi Jo Markel et Les Weldon sous la bannière de Eclectic Picture, et enfin Jeffrey Greenstein, Jonathan Yunger et Yariv Lerner en provenance de Millennium Media. Avi Lerner, Trevor Short et Boaz Davidson complètent l’équipe en tant que producteurs exécutifs, toujours pour le compte de Millennium Media. Ce dernier lancera les ventes du projet Night Has Fallen au cours de l’AFM (American Film Market) de cette semaine. Le tournage est prévu au sein du studio Nu Boyana Studios, propriété de Millennium Media en Bulgarie.

Budgétiser un succès modéré dans un contexte de pandémie

Olympus Has Fallen, doté d’un budget de production de 70 millions de dollars, n’a rapporté que 170 millions de dollars au box-office mondial. Un succès très modeste, situant probablement ce premier chapitre en-dessous du seuil de rentabilité (qui pourrait avoisiner les 200 millions, si l’on se fie à la règle du multiplicateur x3). Étrangement, cette perte d’argent n’a pas empêché la production d’un second épisode. London Has Fallen a engendré de meilleurs résultats, rapportant près de 206 millions de dollars dans le monde pour un budget rabaissé à 60 millions. Un réajustement des investissements qui a fini par payer, le second film ayant probablement généré une trentaine de millions de dollars de bénéfices pour le studio. Une stratégie et une trajectoire qui se sont confirmées pour le chapitre 3. Certes, Angel Has Fallen est redescendu à 146 millions de dollars au niveau des performances. Mais son budget – lui aussi rabaissé à 40 millions – pourrait nous donner une marge de bénéfices avoisinant à nouveau les trente millions.

Nous ignorons encore le budget que recevra le futur Night Has Fallen. Mais dans une industrie laissée exsangue par la crise du COVID-19, il serait difficile d’envisager un scénario différent du dernier film. La production hollywoodienne à coût réduit peut engendrer de grands avantages, preuve en est avec l’incomparable schéma de Blumhouse Productions. La maison spécialisée dans les thrillers et films d’horreur a pour particularité de générer des profits sans équivalent parmi ses pairs, en gardant les coûts de production à un niveau particulièrement bas. Une stratégie hautement payante, que ce soit sur les productions conspuées comme sur les films populaires. Dans le premier cas, The Grudge (Nicolas Pesce, 2020) a beau avoir écopé de retours très acides, son budget de seulement 10 millions lui a permis contre toute attente de transformer un box-office de 48 millions… en un profit de presque 20 millions pour la maison Blumhouse. À l’opposé du spectre, le récent The Invisible Man (Leigh Whannell, 2020) s’érige comme un parangon de rentabilité pour tout studio hoollywoodien. Parti d’un budget de 7 millions, le film a fini sa carrière au bout de 130,5 millions de dollars dans le monde entier, ce qui nous donnerait une marge de profit colossale gravitant autour de 110 millions.

Si une maîtrise serrée du budget ne garantit pas la présence des spectateurs, certainement pas en temps de pandémie et d’exploitants de salles au bord de la faillite, elle en limite très grandement les risques en cas de chiffres modestes. Une démarche que pourraient bien adopter de nombreux studios à partir de maintenant.

Sources : DeadlineIMDb (Gerard Butler)Box-Office Mojo (« Fallen » franchise)
Images Copyrights : Universum Film GmbH (Angel Has Fallen)

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