Resident Evil 2 - Concept Art - Capcom

Une série Resident Evil validée chez Netflix

Une nouvelle adaptation en live-action de la franchise Resident Evil de Capcom va être supervisée par Andrew Dabb, le showrunner de Supernatural.

De vieux bruits de couloir laissaient entendre parler d’une nouvelle tentative d’adaptation de la célèbre franchise Resident Evil, saga éditée par Capcom et n°1 des ventes de l’éditeur avec pas moins de 100 millions de ventes sur tous ses opus cumulés. Une nouvelle adaptation qui ne serait à priori pas affiliée aux six films en live-action déjà sortis entre 2002 et 2016, ni aux trois films d’animation produits entre 2008 et 2017, mais qui constituerait un reboot. En Janvier 2019, les sources de Deadline avaient fait état d’un début de projet au sein des quartiers de Netflix pour une série Resident Evil.

Aujourd’hui, une annonce officielle de la part de Netflix vient apporter un brin de clarté à ce qui se prépare. Andrew Dabb, showrunner de la série Supernatural, est placé aux commandes de ce nouveau projet Resident Evil. Nous parlons d’une première saison de huit épisodes, séparée en deux lignes temporelles, où l’on suit les soeurs Jade et Billie Wesker, installées de force dans la ville industrielle et corporate de New Raccoon City, confrontées aux sombres secrets que cache leur père. Les deux époques sont séparées par dix ans d’intervalle, débutant alors que les soeurs n’ont que 14 ans et se poursuivant dans un futur post-apocalyptique, où la Terre est dominée par les armes bio-organiques nées du Virus-T.

Si l’on écoute les déclarations pour le moins classiques de l’architecte du chantier, Andrew Dabb se dit être un grand fan du jeu vidéo. « Resident Evil est mon jeu vidéo préféré. Je suis incroyablement excité à l’idée d’ajouter un nouveau chapitre dans cette excellente histoire et d’offrir la toute première série Resident Evil aux abonnés Netflix du monde entier. Pour tout type de fan de Resident Evil, y compris ceux qui nous rejoignent pour la première fois, la série sera complète avec beaucoup de vieilles connaissances, et quelques créatures assoiffées de sang que personne n’aura jamais vues auparavant. » À en juger par le synopsis proposé, il semble clair pour tout connaisseur que la future série s’écarte de la trame narrative des jeux vidéo et s’oriente vers un univers qui lui est propre.

À la fois scénariste et showrunner, Andrew Dabb fait également office de producteur exécutif, aux côtés de Robert Kulzer, Oliver Berben et Mary Leah Sutton de Constantin Films, société derrière la saga des films Resident Evil. À noter que Robert Kulzer est un partenaire de longue date de Paul W.S. Anderson, ayant été producteur sur la plupart des projets du metteur en scène, depuis le premier film Resident Evil (2002) jusqu’au futur Monster Hunter (2021), en passant même par The Three Musketeers / Les Trois Mousquetaires (2011) et Pompei (2014). À ce groupe de producteurs exécutifs se joint également Bronwen Hughes, désignée pour la mise en scène des deux premiers épisodes. Ayant débuté en 1990, la réalisatrice a participé à des projets tels que Breaking Bad (2008), 24 : Legacy (2017), Hawaii 5-0 (2016-2017), 13 Reasons Why (2019), Better Caul Saul (2020) et The Walking Dead (2020).

Une longue série d’itérations et une large variété de fans

Resident Evil est connue des spectateurs comme cette saga de films d’action horrifique adaptée en six volumes, supervisés et écrits par Paul W.S. Anderson, lequel est actuellement en train de boucler le projet d’adaptation de Monster Hunter, l’autre franchise-star de l’éditeur Capcom. Une série relativement longue, renouvelée film après film, malgré une rentabilité souvent discutable au tout début. Et pourtant, si l’on re-calcule l’ensemble, cette série d’adaptations en live-action totalise 1 milliard et 232 millions de dollars au box-office mondial. Après un calcul par rapport aux budgets additionnés (288 millions), nous nous retrouvons face à un profit total d’environ 368 millions de dollars générés sur les six films. Une telle somme est à relativiser, compte tenu du fait qu’il aura fallu six opus pour atteindre ce montant, mais le chiffre n’en reste pas moins appréciable. Il place surtout Resident Evil comme la franchise d’adaptation vidéoludique la plus lucrative à ce jour.

Les propos d’Andrew Dabb concernant les « types de fans » sont plus importants qu’il n’y paraît. Resident Evil est un nom qui évoque plusieurs choses, plusieurs groupes d’adeptes, et ces groupes ne sont pas nécessairement à mettre dans le même panier. Il y a ceux qui aiment les six films et ceux qui les méprisent, tout comme au sein de la saga vidéoludique, les fans sont divisés en fonction des tournures qu’ont pris les jeux au fil des ans. La première génération (débutée avec le tout premier opus, 1996) était très orientée horreur, avec un soupçon d’action. La seconde (partant de Resident Evil 4, 2005) a pris un virage de plus en plus assumé vers l’action pure. Une troisième génération s’est faite sentir avec Resident Evil 7 (2017) et son retour à une horreur viscérale, en vue à la première personne pour un rendu optimal en VR. Et si la vague de remakes des tout premiers jeux – commencée avec Resident Evil 2 Remake (2019) – peut être décrite comme le meilleur des deux mondes, il est clair que Capcom a choisi de se réorienter vers l’horreur comme principal terrain de jeu pour les années à venir.

Resident Evil 2 Remake - Poster - Leon S. Kennedy - Claire Redfield

Si la saga Resident Evil est probablement la franchise horrifique la plus populaire dans le monde vidéoludique, elle implique également une base de fans particulièrement variée. En l’état actuel, les déclarations officielles ne laissent pas d’indice sur la direction prise par la série Netflix. Mais nul doute qu’avec la base d’abonnés titanesque de la plateforme (près de 193 millions pour Netflix au second quart fiscal de l’année 2020), le nom « Resident Evil » est sur le point de gagner une section supplémentaire d’amateurs, tout comme le succès de la série The Witcher, aussi estampillée Netflix, a boosté les ventes des ouvrages polonais et des jeux vidéo de manière phénoménale entre Décembre et Janvier. Avec la production simultanée de Resident Evil 8 et d’un remake du très populaire Resident Evil 4, le futur est bio-organique pour l’éditeur Capcom.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadlineIMDbBox-Office MojoGamekult
Images Copyrights : Capcom

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