Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn (Cathy Yan, 2020, Warner Bros. Pictures)

Box-office Ciné : 10 Février 2020

Occuper la première place du box-office n’est pas nécessairement synonyme de réjouissances et peut parfois être teintée d’un enthousiasme un brin amer. C’est ce qu’on pourrait décrire au sujet de Birds of Prey (and the Fantabulous Emancipation of one Harley Quinn). Sorti le Vendredi 7 Février aux États-Unis, le dernier film en date de DC Comics a pu bénéficier d’un premier week-end d’exploitation. Si les week-ends d’ouverture sont censés être les plus importants en termes de chiffres générés, cela n’annonce pas le meilleur à suivre pour le film de Cathy Yan.

En dépit d’un accueil globalement favorable, avec 80% d’avis positifs de la presse et 81% d’opinions favorables du public, ainsi qu’un solide B+ sur Cinemascore, le public n’a pas souhaité se déplacer en masse pour assister aux derniers délires sortis du cerveau de Harley Quinn. Avec un peu plus de 33 millions de dollars en salles américaines (41%) et 48 millions à l’international (59%), le film a pu dépasser 81 millions de dollars dans le monde sur les trois premiers jours, sur la base d’un parc de 4 236 salles américaines. Si l’on se fie au budget estimé qui grimpe à environ 84,5 millions, alors Birds of Prey devra faire plus de 211 millions de dollars – si ce n’est davantage – afin d’atteindre le seuil de rentabilité. Un parcours qui s’annonce bien difficile, d’autant que les prévisions pour le week-end d’ouverture étaient déjà sensiblement plus hautes (45 millions anticipés par Warner Bros) que les 33 millions effectivement générés.

Il est très intéressant de noter que, selon Box-Office Mojo, la réception du film a été la plus positive auprès des spectateurs les plus jeunes. Or, Birds of Prey est rated-R, ce qui entrave fortement son accessibilité au public d’âge mineur. Les 747 millions de dollars de Suicide Squad (David Ayer, 2016) ont probablement bénéficié en partie du classement PG-13, qui s’avère bien plus permissif et ouvert à tous. Si la violence des affrontements (et des mots) a été signalée comme un atout occasionnellement spectaculaire pour le spectacle au niveau des avis, elle pourrait tout aussi bien fonctionner au détriment du box-office.

En deuxième position du box-office, nous retrouvons Bad Boys for Life. Le film de Sony Pictures cède la première place après l’avoir occupée pendant trois semaines consécutives. En ayant généré plus de 12 millions pour leur quatrième week-end d’exploitation, Will Smith et Martin Lawrence ont fait grimper le film au-delà des 336 millions de dollars dans le monde, avec 166 millions pour les États-Unis et 170 millions à l’international, soit un quasi 50/50 au niveau des ratios.

1917 continue son parcours avec ses multiples récompenses & prix

Troisième dans le classement vient le film de Sam Mendes, 1917, auréolé de son succès critique qui le propulse dans les plus grandes cérémonies du monde entier. Le film de guerre de la Universal peut célébrer sa victoire aux Golden Globes, aux BAFTA Awards (British Academy of Film and Television Arts) – et très récemment aux Oscars – lui ayant valu des prix de Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure cinématographie et Meilleurs effets visuels. Ayant généré 6,5 millions juste avant la Cérémonie des Oscars tenue le Dimanche 9 Février 2020, le film a fini par atteindre 287 millions de dollars dans le monde, dont 132,5 millions en salles américaines (46%) et 154,8 millions dans le reste du monde (54%). À noter que sa dernière sortie en salles se fera le week-end prochain, dans les salles japonaises.

À la place n°4 se trouve Dolittle, avec Robert Downey Jr. Après avoir généré un peu plus de 6,5 millions de dollars dans les salles américaines sur ce quatrième week-end, le film de Stephen Gaghan a dépassé les 160 millions de dollars. Avec une sortie très récente en France et au Royaume-Uni, les 175 millions du budget de production devraient être rejoints en fin de carrière. Sauf qu’il ne s’agit là que d’une portion du chiffre à atteindre pour dépasser le seuil de rentabilité, fixé en théorie aux alentours des 438 millions de dollars. Même avec des sorties encore en attente au niveau du Brésil, de la Russie, du Japon et de la Chine (l’épidémie de coronavirus compliquant sérieusement la situation), il est improbable que Dolittle puisse générer ne serait-ce que la moitié du seuil de rentabilité au terme de sa carrière en salles mondiales. Et au vu de l’ampleur de l’échec financier vis-à-vis de Universal Pictures, nous nous garderons bien d’oser le moindre jeu de mot vis-à-vis du titre du film.

Enfin, à la dernière place du top 5 se trouve l’irréductible Jumanji: The Next Level. La super-production de Sony Pictures approche des deux mois d’exploitation, un parcours plein de longévité et qui continue de grapiller des spectateurs curieux, attachés au casting, ou tout simplement avides d’aventure décomplexée. Encore diffusé dans 2 729 salles des États-Unis et 58 marchés d’exploitation, le film vient d’engranger un peu plus de 5,5 millions pour son neuvième week-end en Amérique. Cela nous rapproche des 768,5 millions de dollars sur l’ensemble des marchés, avec 298 millions aux États-Unis (39%) et 470 millions à l’international (61%). La barre symbolique des 300 millions devrait être atteinte lors du week-end prochain.

Sources : Box-Office Mojo – IMDb – Rotten Tomatoes – Cinemascore
Images Copyrights : Warner Bros. Entertainment Inc.Universal Pictures and Storyteller Distribution Co., LLC.

(2 commentaires)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :